- [2010-06-26] Les ruines du futur
LES RUINES DU FUTUR Château d’Oiron, Centre des monuments nationaux Exposition d’été 27 juin – 3 octobre 2010 Villes en flammes, paysages de ruines, visages d’effroi, combats violents : le cycle de la Guerre de Troie peint en 1550 dans la galerie Renaissance du château d’Oiron s’offre comme une vaste fresque découpée en quatorze scènes, disant l’horreur possible, la mort permanente, la destruction du monde à chaque instant menaçante. Dans ces enchevêtrements de corps en lutte, d’architectures en flammes se lisent les signes des catastrophes : la guerre pour la conquête de nouveaux territoires, les trahisons des promesses, la fabrication d’armes d’anéantissement de la vie. Le récit en a été écrit vers 1540, Claude Gouffier en a choisi certains passages et en a commandé la représentation, tel un metteur en scène, témoignant ainsi de la force de l’image sur « grand écran ». Cette vision du monde parfois tragique, parfois héroïque n’a cessé de hanter l’histoire de l’art. Depuis l’Antiquité, les artistes y ont trouvé une source d’inspirations. Qu’il s’agisse de textes, de peintures, de films, le devenir-ruine du monde, l’obscurité du futur, la violence entropique, la dépossession sont des thèmes récurrents de l’histoire de l’art. Face aux utopies du progrès, du bonheur, de la conquête de nouveaux horizons – technologiques, numériques ou simplement spatiaux – qui finissent souvent par se retourner contre leurs objectifs, d’autres regards mettent en alerte, en révélant le danger des croyances inébranlables : ainsi s’élaborent des pensées du doute, de la suspicion. Et si, inséparables de ces utopies modélisant la perfection de la modernité, le monde n’engendrait-il pas en retour le récit dystopique, entendu comme une utopie négative ? La dystopie anticipe les aspects terrifiants, voire destructeurs, de l’idéalisme progressiste. Dans un livre fulgurant publié en 1979, Les ruines du futur, Yves Stourdzé annonçait l’éclatement des paradigmes organisationnels du monde laissant place à des réseaux enchevêtrés où « des machines virtuelles, ossature de la simulation, viennent prendre le relais. » Les clignotements électroniques, les pulsations indicielles rythment et déterminent désormais l’accélération de la ville, qui, à mesure de ses branchements, se fige de plus en plus. « Le monument immobile, le monument en mouvement le défait. » La ville s’oppose au continuum historique, elle construit, détruit, recouvre, enfouit pour réapparaître, objet de toute réincarnation virtuelle. Ce mixage des temporalités induit toutes les mutations, et ruine par avance le présent, par la disparition des données. Alors règne la virtualité. L’exposition sera une projection et une actualisation de ces enjeux. Alors que le modernisme est lui-même devenu un monument – une ruine du futur – les artistes portent la mémoire des grandes catastrophes du vingtième siècle. Ils travaillent dans une époque de doutes et de crises sans précédent, que ce soit dans le champ économique, écologique ou idéologique. L’ange de l’histoire regarde vers le passé mais « la tempête du progrès » l’entraîne en avant (Walter Benjamin). Images de ruines, décors de la cité, vestiges d’un autre temps. « Le gage d’une histoire. L’assurance d’une pérennité. La fiction d’une immortalité. » (Y.S.). En scrutant l’avenir, les œuvres apportent une liberté qui permet d’inventer le futur et donc de penser le présent. Ainsi, les peintures de Philippe Hurteau dialogueront avec les scènes de la galerie Renaissance. Simulations du monde des écrans, de télévision ou de surveillance, visions orwelliennes des paysages actuels, elles décriront un autre cycle parallèle où les enjeux de pouvoir et de domination seront en écho avec les fresques. Les caissons lumineux de Pierre Besson incarnent des intérieurs froids, technologisés, des architectures déshumanisées, des instances de contrôle où les sentiments semblent bannis. La grande maquette des Poirier, Exotica, offre au regard une conurbation noire, faite d’enchevêtrements industriels, de machines échouées, d’effondrements urbains, d’où plus rien n’émerge si ce n’est la certitude du chaos. Ce chaos se retrouve dans les images et films d’Alain Bublex, racontant l’histoire de Glooscap, cette ville abandonnée au bord de l’océan, que la civilisation a peu à peu quitté, ne laissant derrière elle que fantômes et cauchemars. Dans ce monde dystopique, le film de Jean Sylvain Bieth, Snuff Movie, fondé sur un film de 1944 que l’histoire a détruit, renvoie à l’architecture oppressive, et à l’usage détourné du cinéma sur lesquels des régimes totalitaires fondent leur image. L’installation de Nicolas Moulin témoigne de ces mêmes capacités d’inventer des rêves de grandeur pour mieux masquer l’horreur du réel, en évoquant l’architecture démesurée d’un hôtel vide, à jamais figé dans la mort, construit en Corée du nord. Les portraits d’Alain Declercq évoqueront les figures égarées de combats soudain dérisoires au regard de l’histoire, combats qui n’auront pas même de valeur mythique. Une programmation vidéo accompagnera l’exposition, composée de films décrivant des lieux meurtris et abandonnés (M.O. Kjaergaard), des lieux menaçants (Raphaël Zarka), des lieux saccagés inutilement par la folie des hommes (Atlas Group), ou improbables (M. Vari). Le ciel étoilé de Faycal Baghriche apportera la vision utopique d’un monde uni… Oeuvres de : Atlas Group /Walid Raad (vidéo), Faycal Baghriche, Pierre Besson (installations), Jean Sylvain Bieth (film), Alain Bublex (installation), Alain Declercq (photographies), Philippe Hurteau (peintures), Mie-Olise Kjaergaard (vidéo-installation), Nicolas Moulin (installation), Anne et Patrick Poirier (installation), Minette Vari (vidéo), Raphael Zarka (vidéo). Commissaire : Paul Hervé Parsy, avec la participation du LAB « Réelles fictions » ( ESBA Angers) En parallèle à cette exposition, seront organisées les 3, 4 10, 11 septembre, en plein air dans le parc du château des projections de films, à partir de 21 h 30. Le détail de ce programme est à confirmer, mais sont choisis notamment les films suivants : THX 1138, de George Lucas 1984, de Michael Redford Fahrenheit 451, de François Truffaut Blade Runner, de Ridley Scott L’armée des 12 singes, de Terry Gilliam Soleil vert, de Richard Fleischer Stalker, de d’Andrei Tarkovsky Exposition « Les ruines du futur » Vernissage le 26 juin 2010 27 juin – 3 octobre 2010 Ouvert tous les jours de 10 h 30 à 18 h 30 Château d’Oiron, Centre des monuments nationaux 79 100 Oiron Tel : 05 49 96 51 25
- [2009-04-18] La rose pourpre du Caire (Bande-annonce et Making of)
Art contemporain et cinéma. Deux expositions simultanées au musée d'Aurillac. Bande annonce : www.youtube.com/fracauvergne "Bande annonce" : Dove Allouche/ Darren Almond / Jean-Louis Aroldo/ Michel Aubry/ Eric Baudelaire/ Carole Benzaken/ Frédéric Castaldi/ Nicolas Delprat/ Rainer fetting/Delphine Gigoux-martin/ Philippe Hurteau/ Raoul de Keyser/ Carlos Kusnir/ Fabrice Lauterjung/ Manuela Marques/ Jonathan Meese/ Yan Pei Ming/ Bruno Perramant/ James Rielly
- [2009-01-23] Just with your eyes I will see
Oeuvres du fonds Régional d'Art Contemporain Auvergne 24/01/2009 au 22/03/2009 Espace Boris Vian- Montluçon Darren Almond - Jean-louis Aroldo - Eric Baudelaire - Marc Bauer - Philippe Decrauzat - Nicolas Delprat - Paul Graham - Eberhard Havekost - Philippe Hurteau - Emmanuel Lagarrigue - Mathieu Mercier - Platino - Ida Tursic & Wilfried Mille
- [2008-10-29] Collectif R_
Lancement d'un nouveau site internet, destiné à fédérer les acteurs de l'art contemporain à l'échelle de la région Pays de Loire. www.collectifr.fr
- [2007-03-08] Come over to my House to See my Album/ 8 mars-22 avril
En écho aux expositions Visiotime 1 & 2, une proposition de Philippe Terrier-Herman à la maison Grégoire (observatoire), Bruxelles. Avec : Aline Bouvy & John Gillis, Philippe Cognée, Marie-Héléne Fabra, Catherine Geoffray, Philippe Hurteau, Bernard Joisten et Régine Kolle. 8 mars - 22 avril Vernissage jeudi 8 mars à 18h. Maison Grégoire (Observatoire) 292 Dieweg 1180 Bruxelles - Brussel T. : 02 372 05 38 maisongregoire@hotmail.fr www.maisongregoire.com Opening hours : Saturday 14 – 18 and by appointment
- [2007-02-07] Télémétries
Galerie Villa des Tourelles - Nanterre Télémétries, artistes et télévision 7 février - 26 mai 2007 vernissage le 7 février de 18h à 21h Une proposition de frédéric dumond, commissaire. Télémétries, artistes et télévision: Nam June Paik, Robert Filliou, Brahim Bachiri, Hakeem B, Christian Barani, Thomas Barbey, Raphaël Boccanfuso, Klaus Vom Bruch, Roderick Buchanan, Daniel Buren, Alain Clairet/Anne-Marie Jugnet, Claude Closky, Sophie Coiffier, Richard Compte, Loïc Connanski, Eddie d, frédéric dumond, Philippe Fangeaux, Esther Ferrer, Mike Fisher et Michael Smith, Harrell Fletcher, Germain Huby, Philippe Hurteau, Marion Lachaise, Franck Leonard, Olivier Leroi, Edouard Levé, Jean-Claude Loubières, Allan Mc Collum, Hamid Maghraoui, Sabine Massenet, David Ortsman, Pippilotti Rist, Nicolas Schöffer, Françoise Valéry, Uri Tzaig. Collections Musée national d'art moderne-Centre Georges Pompidou, FRAC Ile-de-France, FRAC Bourgogne, FRAC Bretagne, FRAC Champagne-Ardenne, FRAC Languedoc-Roussillon, Le Consortium Dijon, Heure exquise, Est ce une bonne nouvelle, Fonds National d'Art Contemporain. Galerie Villa des Tourelles 9 rue des anciennes-mairies (7 mn RER A Nanterre-Ville) Face à la Maison de la Musique et de la Danse 92000 Nanterre tel. : 01 41 37 52 06 ouverture les mardis jeudis vendredi de 16h à 19h mercredis et samedis de 14h à 19h et sur rendez-vous.
- [2006-05-10] Visiotime 2
http://www.visiotime.net Exposition et e-débat (blog) Ph. Cognée - M-H. Fabra - C. Geoffray - Ph. Hurteau - B. Joisten - R. Kolle - 29, rue des Panoyaux, Paris 20° (métro Ménilmontant) Exposition ouverte du 10 au 21 mai 2006 de 17h à 19h30, les samedi et dimanche de 14h à 19h Vernissage : mercredi 10 mai 2006 à 18h
- [2006-02-19] Film-portrait
Arte / 10 juin 2006 / 14h 10 L'art et la manière / Philippe Hurteau (film, 2006, 26') Réalisation : Jean-Pierre De Villers
- [2005-10-29] "Studio", solo show at Zürcher gallery, Paris
Ten years after the "Télévision" serie, "Studio" continues the reflection about mediatic images and the situation of the figure lost in the virtual space of a globalized communication... 10-29 to 11-03 2005, Galerie Zürcher, 56 rue Chapon, Paris
- [2005-07-10] Exposition d'été
(...) Et le canard était toujours vivant... - Panorama de la peinture contemporaine - Centre d’art contemporain, Meymac 10 juillet – 23 octobre 2005 Vernissage samedi 9 juillet 2005 Adach/Barcillon/Bauer/Bélorgey/Bisky/Bissière/Borremans/Bouvy-Gillis/Bovasso/Chardon/Cognée/Dafflon/Dalwood/Desgranchamps/Dobler/Doll/Giehler/Gillen/Hays/Hurteau/Lang/Masmonteil/Muntean-Rosenblum/Nachtway/Nervi/Orr/Peer/Perramand/Rauch/Rielly/Ruyter/Salomone/Sasnal/Schiess/Schrey/Tielemans/Tuymans/Wood
- [2004-06-01] "L'écran, de l'icône au virtuel" par Stéphanie Katz
Sous-titré "la résistance de l'infigurable", Stéphanie Katz publie chez L'Harmattan (collection ouverture philosophique) une histoire de l'image articulée au concept d'écran. Un chapitre fait référence au travail de Philippe Hurteau, dont un tableau (mars 2003/2) est reproduit en couverture du livre.
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