Bonjour à tous,

Comme le dit Philippe Hurteau, il s’est passé quelque chose de positif avec VISIOTIME 1, aussi modeste cela soit-il.

Il y a eu mise en commun d’une réflexion sur le rapport à l’image, et cela ne pouvait qu’exciter notre volonté d’aller plus en avant dans nos recherches et nos échanges . Il est temps de mettre en place VISIOTIME 2. Le débat doit s’enrichir de la participation de quelques autres acteurs et aboutir à un projet commun bien plus ambitieux.

Comment ne pas succomber au flux incessant des images dans un monde qui se construit jour après jour un peu plus autour d’elles. Pour un homme vivant dans une cité contemporaine, le nombre d’images absorbées en une seule journée de sa vie ne se mesure plus. Télévision, cinéma, médias, et tout le reste sont absorbés par notre cerveau et modélisent en partie nos vies : le message lui-même devient image.

Dans un monde qui s’est donné l’image comme un emblème suprême, l’artiste ne peut que s’en saisir comme matière et proposer sa vision « après l’image », ou « sur l’image ». L’image a la possibilité de guider nos choix, d’orienter nos désirs, de nous donner l’illusion de participer. Elle peut tour à tour nous confondre, nous soumettre, nous ordonner, et il est possible de penser que sans image notre monde actuel ne serait plus viable. L’avancée de notre système contemporain a donc partie liée à l’image . Que ce soit dans un sens positif comme dans un sens négatif, l’image agit directement sur notre influx nerveux.

Elle a servi et servira toutes les causes, les meilleurs comme les pires.

La peinture peut créer un trouble dans cet océan d’image, introduire du sens, un espace-temps, une distance, une critique, alimenter la réflexion. Le temps de la peinture est celui d’une interprétation, d’une ré-appropriation, d’un doute.

Je voudrais donc lancer cette question : comment comprenez-vous le projet de définir de nouveaux territoires pour la peinture contemporaine ?